Jeux Littéraires

Thème 10

Sujet : Une rencontre foireuse


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Ecriture Collaborative n°1

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Chapitre 3 : Le petit papier


 


    Ma voiture est en panne. Je vais repousser mes vacances. Valérie, que je devais aller voir, n’est pas disponible. Je vais repousser de deux semaines. A vrai dire, au vu des derniers événements, ça m’arrange, il y a cette fille à rappeler. Je vais peut être avoir une relation à débuter, qui sait.

    Je ne sais pas trop quoi faire. Il faut que je lui téléphone, ne pas utiliser les sms. Je suis un peu tendu. Je ne sais pas si je vais avoir le courage de lui parler. Pourtant ça devrait être plus simple que l’autre fois au bar ; elle ne serra pas en face de moi. De plus, elle a fait le premier pas, donc je n’ai rien à craindre pour le moment, au contraire elle a montré son intérêt à mon égard, pour le premier rendez vous c’est quasiment joué d’avance.  
    Je prends mon portable. Où est le numéro ? Putain, je n’ai tout de même pas paumé ce si précieux sésame. Où est ce que je l’ai posé? J’ai beau retourner l’appartement dans tout les sens, impossible de remettre la main dessus. Où est ce que je l’ai rangé ? Dans ma veste, oui bien sur, je l’ai remis dans ma veste, là où je l’ai trouvé. Non, il n’y est pas. Je ne suis qu’un gros nul. Pour une fois qu’une jeune femme s’intéresse à moi, et en surtout une femme qui ne me déplait pas, il faut que je fasse une connerie pareil. Quel abruti, je ne pouvais pas le rangé dans un endroit sur. Je m’affale sur le canapé dégoûté. La tête plantée dans les coussins j’hurle ma détresse. Un son étouffé, un goût de synthétique dans la bouche. La tête se détourne vers la table de salon. Je perçois le cd de Bazbaz qui traîne sur la table, Margaux me l’a rendu il y a une semaine, je ne sais même plus si elle me manque. Je décide d’aller m’acheter quelques livres. Je prend ma veste, et oh surprise voilà le petit papier, tomber au pied du fauteuil. Sauvé. A force de tergiverser et de le manipuler j’ai failli perdre cette chance qui m’est offerte de rencontrer cette fille qui m’intrigue. Qui donc peut s’intéresser à moi juste sur une impression émanant de mon physique inexistant, ni beau ni moche. J’aurais mieux fait de téléphoner directement sans réfléchir, ou au moins d’entrer le numéro dans mon mobile. Je vois l’heure sur la pendule, 12h30 déjà. Je ne vais pas l’appeler maintenant, je risque de la déranger en plein repas. Je vais attendre au moins une heure.

Il ne me reste donc plus qu’à attendre patiemment. Je ne me souviens pas très bien d’elle. Seul son regard retenait mon attention la nuit dernière. Je cherche le plus souvent à jauger le regard des femmes que le reste. Non pas que le physique est sans importance, je pense qu’il faut être hypocrite ou très moche (et encore) pour penser que le physique ne compte pas. Mais je ne suis pas du genre à mater la poitrine, sauf si on ne me donne que ça à regarder, moi je mâte les fesses. C’est tout de même plus excitant. Le problème, que ce soit les fesses ou la poitrine, que ces parties du physique ne laisse rien échapper de la personnalité de la personne, quoique. A vrai dire je n’ai pas franchement de critères de beauté. Je suis tout de même sensible au superficiel, il faut être honnête, mais plus en terme de rejet que de volonté absolue d’attributs. Une fille obèse va me repousser, rien que de le penser je trouve ça monstrueux mais je suis réaliste, surtout que moi avec mon gabarit. Néanmoins, une fille ronde, même pouvant peser plus que moi, peut m’intéresser, ronde, maigre, sportive pas de réelle différence, la beauté ne connaît pas de tels critères dans mon esprit. Par contre, la présentation joue un rôle non négligeable. Le maquillage à la truelle, surtout pratiqué sans CAP de peintre en bâtiment, crée des dégâts irrémédiables, c’est la fuite assurée.

Mais elle ne m’a pas donné envie de fuir. Je me souviens peut être de rondeurs, je ne pourrais l’affirmer. Elle ne sait pas si elle me plaie vraiment, elle ne me déplait pas c’est sur, elle m’intrigue tellement que je vais lui téléphoner.

Que vais-je lui dire ? Je l’invite direct à boire un verre ? Je lui fais la discussion ? Sur quel sujet ? Je ne connais que son prénom. En fait ce n’est si facile d’entamer une discussion avec quelqu’un que l’on ne connaît pas du tout, mais en plus si on ne peut pas voir ses réactions commence savoir si on ne fait pas des gaffes ou si on est vraiment très chiant. Et si elle regrettait de m’avoir laisser son numéro ? Et si elle n’était pas très intéressante au téléphone, je l’invite ou pas ? Et si elle était déjà avec quelqu’un et qu’elle ne faisait ça que pour allumer les mecs ? Et si je commençais par arrêter de réfléchir et de me poser des tas de questions sans réponse qui ne feront pas avancer la situation et qui ne servent qu’à une chose : reculer. Mais tais toi ! Qu’est ce que j’envie les instinctifs.

13h29, je vais téléphoner. Et merde qui est ce qui ose m’appeler, je ne réponds pas c’est ma mère, elle va encore plus me stresser. Bon, je n’ai pas quitté le papier cette fois, je n’avais pas envie de le perdre et il est tout humide, tellement stressé que la sueur a imbibé le papier et l’encre s’est étalée sur la page. Le numéro n’est pas trop visible. On arrive tout de même à lire à peu prés, heureusement je le connais déjà un peu à force de le regarder. Bon j’ai envie de pisser, je vais y aller avant pour être à mon aise.

Enfin paré pour l’aventure, c’est naze j’ai juste un coup de fil à passer. J’ai une vie palpitante. Je compose le numéro, je vérifie sur le cadran que les chiffres sont identiques à ceux du petit mot, évitons la désillusion du mauvais numéro. Allez c’est partie. Première sonnerie. C’est bon le portable est allumé. Deuxième sonnerie. Au moins elle n’était pas accrochée à son portable à m’attendre. Troisième sonnerie. Elle cherche peut être son portable dans son sac. Quatrième sonnerie. J’espère que je ne vais pas déranger. Cinquième sonnerie. Et merde je n’ai pas prévu le message pour le répondeur, serein et détendu. Répondeur. « Vous êtes bien au O6……. » Qu’est ce que je fais. Je raccroche, je n’aime pas les répondeurs. Elle ne saura pas qui l’a appelé. Elle ne saura pour qu’elle petit papier est ce coup de téléphone. Et oui si elle fait le coup à tout le monde. Je réessaierai plus tard, mais il faut que je prévoie un texte à laisser sur la messagerie, clair et détendu. Je ne sais pas quoi dire, je hais les répondeurs. Je ne suis pas à l’aise au téléphone mais si c’est pour parler à une machine c’est encore pire. Je vais dire « Bonjour, je suis Laurent, l’inconnue du St Patrick de la nuit dernière, comme tu vois j’ai bien trouvé ton petit mot, je te laisse mon numéro, et de toute manière j’essaierai de te contacter plus tard bonne journée bye » Ca me semble pas mal, il faut que je sois détendu, serein, la voie claire. Je vais peut être attendre un peu avant de rappeler histoire de pas faire l’impatient.

Une heure que je tourne en rond, je vais essayer de retenter ma chance après un temps non précis, genre une heure et 13 minutes. Ce sont ces 13 minutes qui font toute la différence. Si je le faisais au bout d’une heure pile d’attente, ça ferait trop calculé. De toute manière cela m’étonnerait qu’elle calcule le temps entre les appels. Allez c’est bon, c’est le moment. Ca sonne, le portable est toujours allumé. Ca décroche.

            « -Allo ? » C’est une voie d’homme.

            «- Je suis bien sur le portable de Céline ?

            - ouais, la voie est sèche et un peu agressive, c’est ma sœur elle est à côté, elle conduit, C’est qui ?

            - c’est Laurent du Pub, il ne faut pas que j’en dise trop

            - Elle ne connaît pas de Laurent. J’ai vraiment la poisse.

            - Hier soir au pub avec le veste noir, et un papier dans la poche », mouais peut être un peu maladroit.

            « - Je rappellerais plus tard, je ne vais pas déranger. »

Je ne sais pas ce que j’ai fais pour mériter ça. Tout me parait compliqué maintenant. Je me demande bien ce que je vais devenir avec le destin qui s’acharne sur moi. Ce n’est pas grave, après tout je ne la connais pas. Il faut que je me décide si je retente ma chance où pas. Au moins par politesse, il faut que je la recontacte. Bon je vais trouver une occupation. Normalement je devais être sur la route des vacances. Je n’ai rien de prévu. Je vais me mâter un film.

Il est 19h30, je réessaie après 20h. Le téléphone sonne, numéro qui n’est pas dans mon répertoire, c’est elle. Je laisse sonner deux fois encore.

            « -Allo

            -Bonjour c’est Céline, excuse moi pour tout à l’heure avec mon frère.

            - Il n’y a pas de souci. Tu peux bien t’excuser.

            - Si j’ai bien compris tu te nomme Laurent ?

            -Et oui. Je m’excuse d’avance si je suis un peu timide mais je n’aime pas trop le téléphone. Mais pourquoi je raconte ça, je suis con ou quoi.

            -Ok

            - mais ça me fait plaisir de te parler, je me rattrape comme je peux

            - tu préfère peut être que l’on se voit ? Elle a une voie assez sur.

            - oui pourquoi pas aller prendre un verre, tu as un endroit préféré ?

            - pourquoi pas au pub comme hier soir ?

            - Je préfère dans le centre, je suis en panne de voiture, si ça ne te dérange pas. Pourvu qu’elle accepte où je ne sais pas si je vais réussir à m’arranger.

            - Ok, on se retrouve place du jet d’eau ?

            - Quand ?

            - Ce soir je ne peux pas mais demain après midi, 16h ?

            - C’est bon pour moi.

            - On fait comme ça alors. A demain Laurent

            - A demain, bonne soirée

            - Bye

            - Ciao »

 

Comment elle a dit mon nom. Elle a bien mis l’accent, en donnant un air plus doux à sa voie, sans en faire trop. Bon le jet d’eau ce n’est pas trop original et il y a beaucoup de monde qui se retrouve là bas. Mais normalement on ne devrait pas avoir trop de difficulté à se reconnaître puisqu’on s’est déjà vu. Je vais encore passé une nuit à me faire des plans et à tourner dans mon lit, histoire d’être sur d’avoir la même tête de déterrée que la veille au soir.

Chapitre 2 : Le choix d’un signe

 
   

Je commence à me diriger vers l’extrémité du pont où est garée ma voiture. La lune éclair l’eau de la rivière. Je regarde son reflet perturbé par cette lumière rouge. Elle provient d’un pub situé de l’autre côté du pont. Je me retourne, m’arrête. Reprend mon chemin. Une onde aveuglante arrivant sur moi me fait ralentir le pas. Une voiture blanche, type commerciale, me passe. Une fois les feux sortis de mon champ de vision je perçois les occupants, en réalité un seul, ou plutôt une seule assise dans le coffre surdimensionné qu’offre une commerciale. Je ne vois que se regard, pas la personne entière. Elle m’a dévisagé impassiblement. Un frisson parcourt tout mon corps. Ce regard. La nuit est fraîche, l’été se retire peu à peu, le vent est doux, ma chemise insuffisante à me réchauffer. J’arrive presque au bout du pont à cent pas de ma voiture. Le moteur s’éloigne de moins en moins vite, la voiture stoppe, le moteur semble s’effondrer dans un bruit strident. Des portières, des rires, on parle fort de l’autre côté. Il est 1h le Pub n’est pas encore fermé, dans une heure peut être.

Je me retourne une dernière fois, la curiosité. Le regard était posé sur moi malgré la pénombre qui m’entoure. Il disparaît immédiatement, elle baisse la tête reste ne retrait par rapport aux trois autres qui brayent comme des cochons. Ils disparaissent dans le bar.

J’arrive auprès de ma vieille voiture, la peinture passée par le soleil, elle a meilleure allure de nuit. Je monte, démarre. J’avance vers le carrefour ; ralenti au stop cale, verdict immédiat, câble d’embrayage rompu. Au point mort, passe la première redémarre en prise et retourne me garer sur le bas côté. Quelle merde, heureusement ça aurait pu m’arriver lors de mon retour de voyage. Mais ça m’arrive là, ce soir, heureusement la présence du pub expliquera ma présence ici. Qui pour venir me chercher. Je choisis Nico. Une sonnerie, Deux sonneries, à coup sur je vais me taper le répondeur, c’est bon il décroche.

            « -Hey ! Comment vas Lol ? , il ne dort pas, tu m’appel drôlement tard !! Heureusement qu’on ne dormait pas moi et Amélia. J’en ai rien à foutre de sa gonzesse il ne me l’a même pas présenté encore.

            -excuse de te déranger mais j’ai un problème de caisse.

            -Encore !!

            - hé oui le câble d’embrayage cette fois, je ne suis pas loin de chez toi ça te dérangerais de passer me prendre, je te paye un verre, je suis à côté du St Patrick tu connais ?

            - tu vas dans ce genre d’endroit toi ?? Ok attends dans le pub j’ai un truc à faire et j’arrive d’ici une demi heure. Ok ? De toute façon j’ai pas le choix je ne vais pas faire le difficile.

            - Ok. A toute. »

Direction le pub. Le vent sur le pont est frigorifique, même avec ma veste récupérée il fait encore un peu frais, l'air s'engouffre sous ma veste. Tellement occupé à pester contre cette satanée bagnole. Je ne vais pas faire demi tour je suis presque à l’entré du St Patrick. La lumière est basse, l’atmosphère un peu enfumée. Je me dirige vers le bar, il reste un tabouret. Je commande un demi. Je suis servi immédiatement. Je me retourne un peu, accouder au comptoir. Je scrute la salle. Il n’y a pas grand monde, une vingtaine de personnes environ. Je trouve le groupe arrivé en voiture tout à l’heure. Ils parlent fort mais j’ai du mal à saisir le sujet, peut être des histoires de rencontres. Le ton a l’air graveleux. Elle est tranquille dans le fond de son fauteuil, elle ne dit rien, les yeux dans le vague. Elle semble triste. Elle m’intrigue. Ce regard. Je me remets face au comptoir. Je regarde l’horloge au dessus des étagères remplis de bouteilles. 1h15. Je sirote ma bière, et m’aperçoit, dans le miroir face à moi, que l’on m’observe. Elle m’observe. Si je me retourne elle risque encore de détourner les yeux. Je la fixe mais elle ne regarde pas au bon endroit. Je ne sais si elle peut apercevoir mon reflet d’où elle est. Nos regards se croisent finalement au moment où elle se lève. Ils se déplacent vers le billard, ils vont se rapprocher.

            Je m’installe pour observer la partie, où plutôt son actrice principale. Elle ne joue pas très bien. Elle joue pour que le nombre de joueur soit pair. Mais elle est là, moins timide, me dévisageant parfois, je fais exprès de ne pas la regarder de fixer la table. J’ai peur qu’elle fuit encore si nos regards se croisent. Ils se croisent parfois, quelle intensité dans ses yeux, mais personne ne soutient. La partie se termine, elle s’installe à une table en face de moi, les autres recommence une partie cherche un joueur, je refuse. Je n’ai pas envie de jouer, quel con. Si ils reviennent j’accepte, finalement le patron accepte. Abruti !! Pourquoi je n’ai pas accepté. Elle assise, elle m’observe discrètement, sans insistance mais je la vois et elle le sait je pense. Petite brune, elles étaient pas mal ses fesses, bien rondes, elle a de jolie forme. Et se regard. Elle ne me laisse pas indifférent

Je ne sais que faire, et si un des types qui l’accompagne était son mec. Je suis un trouillard en puissance. Il faut que je tente le coup, j’ai rien à perdre mis à part une main dans ma gueule. J’ai l’impression de tourner en rond, de faire les cents pas mais je suis toujours assis, accoudé au bar. Il faut que j’y aille. Moi, je cherchais un signe et je me retrouve ici sans le vouloir. C’est peut être elle que je cherche. C’est elle ; Obligé c’est elle. Je vais me lever et … attendre comme un con. Je ne vais pas aller l’accoster comme ça, ça fait gros lourd de service. Et après tout qu’est ce que j’en ai à foutre je ne viens jamais ici. Elle me regarde toujours. Bon j’y vais. Allez go. C’est parti. Qu’est ce que je lui dis ? Excusez moi mademoiselle est ce que ça vous dérange si je viens taper la discute avec vous je sens que vous vous ennuyé. Ce n’est pas terrible mais c’est déjà mieux que d’arriver et ne rien dire. C’est bon on attaque. C’est bon je suis debout et je marche. Et ……..

    -« Salut Nico, merci d’avoir fait vite. » Putain fait chier.

    - ouais, mais Mamour elle aurait préféré que je vienne un poil plus tard, mais tu sais bien que même quand faut speeder j’assure, branleur.

    - Alors ta titine fait encore des siennes

    - et ouais que veux tu, en plus je dois partir demain dans le sud.

    - ah oui voir cette fille, j’espère que tu vas tirer ton coup ça t’aidera à oublier l’autre …

    - …..Christine, et je ne vais pas la bas pour tirer un coup. C’est juste un contact du net qui m’a proposé de me faire un peu visiter le coin il parait que c’est simpa. Et ça me fera du bien de me retrouver un peu seul, pour faire le point.

    - si tu veux mais tes plans tout seul à deux balles c’est tout de même déprimant, surtout si tu tire pas ton coup. »Il n’a pas tort je sais pas dans quel état je vais me retrouver avec ce voyage, espérons que cela me fera du bien, ou au moins pas de mal.

    - je te paie un verre, on se met à cette table ? Je choisi une table bien situé pour pouvoir mater la jolie fille. Je ne sais pas quel âge elle peut avoir 21 ans peut être.

On discute un peu de lui surtout et de sa Mamour. Il me gonfle, enfin je me demande surtout comment elle peut le supporter avec son ego démesuré, enfin c’est sûrement mieux que le mien qui ne vaut rien. Elle était mignonne cette fille qui semble si désespérée. Finalement, on ne s’attarde pas, il y a Mamour qui attend le retour de son amant. Je vais aux toilettes avant de partir. En revenant, je récupère ma veste que j'avais laissée près d'elle pour payer les consommations. Elle me fait un petit sourire discret, est ce le genre amical que l'on fait à quelqu’un que l'on croise comme ça? Arrête de penser. Au revoir joli demoiselle dont je ne connaîtrais jamais le nom.

            Il me dépose en bas de chez moi. Je suis naze. Je vais repousser mon départ d’au moins une journée. Je me couche avec une once de regrets de ne pas avoir aborder cette fille. Pourtant, elle était là semblant attendre que je vienne lui sauver sa soirée morbide. Il faudra que je change d’attitude. Que j’arrête d’avoir des regrets. Que je me bouge le cul et que je me prenne un peu plus en main. A quoi ça rime d’être spectateur de sa vie. Dans ma veste, j'ai trouvé un papier avec écrit Céline et un numéro de téléphone si ça ce n'est pas un signe !!! Mais ça je ne l'ai vu que le lendemain après une nuit passé à tourner en rond.

 

Ecrivez, sous la forme que vous désirez, une rencontre foireuse.

A envoyer à :      trungpa.s@@gmail.com

Chapitre 1 : Vue du pont 




En haut de ce pont, rien à faire, à part, penser à tout ce qui m’a amené ici. Il n’y a que des évènements banals qui peuvent nous mener à ce genre d’actes. Je m’apprête à faire le grand saut et je repense aux origines.

Tout d’abord, il y a cette solitude immense que tout le monde, à peu près, a déjà ressentie. Ce n’est pas forcément une solitude physique, mais au moins mentale, n’avoir personne vers qui tourner ses pensées. C’est ce qui m’a conduit jusqu’ici. Des mois, des années de réflexion, de pas de danses, en avant, arrière, entraînant une progression puis un recul. Depuis quelques mois, j’avais fait le vide du plus lourd pour repartir l’esprit serein sur le passé.

Il y a également cette vie sans avenir, sans point de vue à l'horizon qui vous guide et vous maintient l'espoir d'une suite, d'un projet. Pas de travail fixe, pas de partage, peu de lien assez fort pour vous retenir dans cette chute interminable.

La mort ne me fait pas peur d'un point de vue personnel et égocentrique. Jusque là seul mon entourage, mon respect des autres me maintient en vie. Sauté je sais que je peux le faire, comme rouler trop vite au volant de ma voiture, à la limite de la rupture. Même si de telles idées traversent régulièrement, mon esprit et mon sens des valeurs sont les seules chaînes qui me protègent de moi même, de cet esprit torturé.

Je pense à ma mère, mon père, mon frère, mes amis...... tout ceux qui m'entourent et que je ne fais pas ou peu souffrir. L'amour doit elle être obligatoirement souffrance, je ne le pense pas mais cette souffrance émane très rarement de ma personne, ou du moins volontairement. Je n'inspire que des regrets pas des tors.

Mais aujourd’hui sauter je ne vais pas le faire. Pas un manque de courage, pas un retour de l’espoir d’une vie meilleur. Seulement la curiosité de voir, de savoir, de connaître. Courageux, je ne le suis pas forcément, je peux l’être à ma façon. Peureux, je le suis autant. Je me détourne vers l’extrémité du pont, l’esprit dans le vide à la recherche d’un signe. Un signe. Quel signe ? Pourquoi parle-t-on de signe, et pas de rencontre, de hasard. L’événement que l’on attend n’arrive pas forcément quand l’esprit est apte à recevoir ce cadeau. Le signe, c’est peut être cette situation. Le signe sera ce à quoi je déciderais de donner de l’importance. Pourquoi avoir besoin d’un signe hasardeux. Je vais le choisir le signe.

 Suite ...

 

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